De Popayán à San Agustín – bienvenue en Colombie !

15 mars 2022

Ça y est, nous passons notre dernière frontière sud-américaine.
Après 4h de bus depuis Otavalo, nous voilà arrivés à Tulcán la ville frontalière côté équatorien. Nous prenons un collectivo qui nous pose au niveau du poste frontière de l’Équateur. Un coup de tampon et on traverse à pieds le pont qui symbolise la frontière entre les deux pays (techniquement, nous ne sommes dans aucun des deux pays puisque nous n’avons pas encore tamponné notre entrée en Colombie). Les formalités en Colombie sont vraiment très simples, on ne nous demande quasiment rien, pas même de preuve de vaccination COVID ou autres, seulement le passeport et le Check-mig (un formulaire d’entrée sur le territoire qu’on a rempli en ligne la veille et qu’ils ne vérifient même pas). Et hop, nous voilà en Colombie !

On partage un collectivo jusqu’au terminal d’Ipiales avec deux britanniques qui sont partis d’Otavalo en même temps que nous. On s’achète des trucs frits (découverte : la boulette de purée-viande-riz frite, très gras et pas très fin) pour faire office de repas de midi et on monte dans un nouveau bus en direction de Popayan. C’est reparti pour 9h de route !
On arrive à minuit, bien crevés et on fonce se coucher.

16 mars 2022

Aujourd’hui, on prend nos marques. Pour Lulu ce sera grasse mat, en attendant Sam se retrouvera coincé dans une conversation avec Ruben, le volontaire de l’hostel, ancien militaire qui parle beaucoup d’armes et des dangers du pays… Bienvenue en Colombie !
Nous sortons en quête d’argent et donc, d’un distributeur. On traverse la ville à la recherche d’une banque qui ne prend pas de frais … mais le distributeur reste introuvable. Au final on retire dans une banque sans frais mais avec un taux de change scandaleux… on découvrira après qu’il suffit de « refuser le taux de change » proposé par l’automate pour que l’argent sorte tout de même mais au taux officiel. Des sacrés filoux ces colombiens !
Maintenant qu’on a de quoi payer, il est temps de trouver un petit plat du jour pour manger.
On occupera le reste de l’après-midi à nous balader pour découvrir la fameuse ville blanche. Popayán est connue pour être la plus belle ville de style colonial de Colombie et c’est effectivement très joli.
L’un des éléments marquants : la quantité hallucinante de motos, il y en a de partout, ça semble être le mode de transport principal du pays.

17 mars 2022

Aujourd’hui, nous partons en direction des termes de Coconuco pour se faire une journée détente. On galère un peu à trouver un collectivo qui part dans pas trop longtemps mais on finit par partir. Après une heure de route, le bus nous pose en plein village et non pas aux termes qui se trouvent 4km (en montée) plus loin. Le chauffeur nous dit que nous devons payer un taxi pour finir la route. Traumatisés que nous sommes par les arnaques du Pérou, nous nous énervons immédiatement, Sam veut même rentrer direct.
En fait, on découvrira après que nous n’avions juste pas pris le bon bus et que nous aurions dû monter dans un bus pour San Agustin qui passe juste devant les termes. Nous nous étions donc trompés ! La pression redescend et on prend le taxi qui nous demande 3 fois plus cher pour 4km qu’un trajet en bus de 30km.
C’est ainsi que nous arrivons aux termes d’Agua Tibia, en pleine nature, entourées de montagnes, avec ses bains aux différentes températures. On pique nique et on file se mettre à l’eau. Il se met à pleuvoir fort mais dans l’eau on est super bien. Et puis ça ne durera pas longtemps.

Et le clou de la journée : il y a même un super toboggan ! On est comme des enfants.

On rentre tout détendus à Popayán, pile à temps pour partager l’apéro avec Ruben et Pontille (une française en voyage long). Ensuite Ruben nous emmène dans la plus ancienne boite de nuit de Colombie, Nueva York (on le croit sur parole), à la déco improbable. Au programme : fiesta et salsa !
On passera une super soirée.

18 mars 2022

Quand on se réveille ce matin, on a mal aux cheveux…. on doit faire nos sacs et prendre le bus de 8h pour San Agustín, ça pique !
Nous voilà partis pour le PIRE trajet depuis le début de notre voyage !! Pourtant, on avait toutes les infos pour s’en douter … 6h de route annoncé pour 120km, c’est tellement improbable qu’on avait de quoi avoir la puce à l’oreille.
Et on a été servis : une route sur une piste avec des trous de partout, on saute non stop dans tous les sens, avec des sièges tout petits et sans place pour les jambes. Ça nous vaudra de bon gros fou rires mais 6h dans ces conditions c’est tout de même long. On a l’impression d’être dans une machine à laver.

Lorsqu’on arrive, on est exténués. Mais nous ne restons pas beaucoup de temps à San Agustín, pas le temps de se poser, on ressort direct, direction le site archéologique de la ville.
La région de San Agustín est effectivement particulièrement réputée pour ses sites archéologiques où ont été retrouvé des statues et des tombes de civilisations pré-incas.
Il y a encore beaucoup de questions sur le pourquoi du comment de ces statues, notamment elles semblaient « garder » des tombes…. dans lesquelles il n’y avait aucun corps ! En tout cas, une chose est sûre elles sont trop cool !

Et puis on est de retour dans un environnement de type forêt tropicale, c’est très beau et on peut voir des insectes multicolores entre deux statues.

19 mars 2022

Comme toutes les choses à voir dans le coin sont assez loin et difficiles d’accès on a réservé un tour en 4×4. Nous partons en compagnie de notre chauffeur, de deux couples et de Pontille, retrouvée par hasard.
On commence par aller voir la cascade Salto de Mortiño avec un débit impressionnant. On y voit des perroquets d’un vert pétant, trop beau.
On continue pour voir de loin une seconde cascade. Mais le plus beau c’est les alentours, ces montagnes d’un vert puissant et les champs d’altitude.

Nous partons maintenant en direction les deux parcs archéologiques d’Isnos, non loin, où nous découvrons encore plus de statues.

On prend ensuite de la hauteur pour avoir une jolie vue sur le fleuve Magdalena, l’un des deux fleuves les plus importants du pays. Avant de descendre pour le voir de plus près.

On enchaine avec une petite pause dégustation pour goûter une spécialité typique colombienne : des arepas (genre de galette de maïs) fourrées au fromages et cuites au feu de bois. C’est très très gras mais pas mauvais du tout !

On finit notre journée en visitant une finca de café, notre guide nous assure que c’est le meilleur café de Colombie parce que c’est l’une des seules exploitations qui garde le « honey » des grains de café qui contiendrait tous les nutriments. Comme on ne boit pas de café, on a du mal à savoir s’il est vraiment meilleur qu’un autre, en attendant la visite est hyper intéressante !

20 mars 2022

Il est déjà temps de refaire les sacs et de repartir pour Cali où nous devons rejoindre Clément, un copain de Sam, et sa femme Eva qui est colombienne. On appréhende un peu : pour nous rendre à Cali nous devons reprendre la même « route » jusqu’à Popayán avant de repartir au nord.
On se dirige pour prendre le bus de 9h30 et on apprend qu’il a été annulé, et que le prochain bus est à 12h30. Étant donné qu’on a 9h de route devant nous on se dit qu’on va essayer de trouver une autre solution (d’autant plus que la compagnie de bus essaye de nous surtaxer). On demande au patron de notre auberge s’il existe une autre solution plus rapide pour que nous n’ayons pas à attendre jusqu’à 12h30 avant de partir. Il nous fait prendre une camionnette jusqu’au « croisement de la route pour Pitalito » où des bus en provenance de Pitalito passent toutes les 10 minutes pour Popayán.
Nous voilà donc sur le bord de la route, au milieu de nulle part, à attendre un bus qui n’arrivera jamais.
Au final on n’aura pas trop compris : ça ne semblait pas une fausse information puisque plusieurs locaux nous ont confirmé que des bus passaient très régulièrement et qu’on n’était pas les seuls à attendre. Le fait est que nous n’avons vu qu’un seul bus passer (malheureusement complet) durant les 2h30 qu’on a attendu. Heureusement, pour patienter on a pu s’occuper en admirant le spectacle des taxis-motos qui chargent entre 2 et 4 personnes sur une moto et les jeeps-bus blindées.

Au final on se retrouvera dans le bus de 12h30 qu’on ne voulait pas prendre initialement, après avoir négocié sévère avec le gars de l’agence pour payer le prix « juste ». Nous voilà repartis pour une grosse journée de trajet dans des boites de sardines, youpi !


>> Pour plus de photos, c’est par ici <<


INFOS PRATIQUES

Transport

  • Passage de frontière : Il nous a fallu 4h pour faire Otavalo > Tulcan (à priori c’est censé être 3h). Les bus ne partent pas directement du terminal d’Otavalo, ils arrivent de Quito et il faut se mettre au bord de la grande route pour les attraper. Comme ça nous semblait nébuleux, on a préféré prendre un bus pour Ibarra (30 minutes) et là les bus pour Tulcan partent du terminal.
  • Ipiales > Popayan : 9h de route. Il faut négocier les tarifs au terminal et partir avec le moins cher (ils ont l’air de tous se valoir). On a payé 40 000 pesos par personne.
  • Popayan > San Agustin : 6h de route. L’une des seules compagnies à le proposer c’est Cootranshuila. Pour 40 000 par personne sont compris le bus jusqu’au pont croisement pour Pitalito + le taxi pour les 7km restants (vérifier avec eux au moment de payer que le trajet est bien inclus jusqu’à San Agustin).

Hébergement

  • À Popayan : Hostal Antonio. L’auberge est simple mais très bon rapport qualité/prix (35 000 la nuit en chambre double privée avec salle de bain commune). Cuisine à dispo et bien placé dans le centre. Ruben le volontaire qui vit là peut paraitre un peu êtrange au premier abord mais il est très sympathique, toujours prêt à aider et sera un très bon compagnon de soirée et prof de salsa !
  • À San Agustin : Hotel El Jardin. Chambres grandes et bien aménagées (rangements/portes manteaux/…). Eau chaude assez aléatoire. Mauvais partage wi-fi dans les chambres. Pas de cuisine. 87 500 la nuit en chambre privée avec salle de bain privée. Le côté sympa : ils ont pleins d’animaux (tortue, chats, chiens, perroquets).

Tour 4×4 aux alentours de San Agustin

On vous proposera exactement le même tour dans votre auberge (quelle qu’elle soit) et la prestation ne sera pas différentes que vous passiez par un prestataire ou un autre. La seule différence c’est le prix. On a payé 50 000 par personne en passant par notre auberge mais une copine à payé 40 000 en passant par l’agence de bus Cootranshuila (et on était dans la même voiture).

Retrait d’argent en Colombie

Lorsque vous retirez de l’argent en Colombie, si l’automate vous propose un taux de change en vous demandant si vous l’acceptez REFUSEZ LE !!! L’argent sortira tout de même mais au taux de change officiel !

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